Alain Duménil : un homme d’affaires très puissant

Ce financier franco-suisse aux multiples activités a repris le quotidien francophone L’Agefi en début d’année. En France, Alain Duménil est à la tête d’un important patrimoine financier et industriel qui comprend notamment le groupe immobilier Acanthe Développement et la société AD Industrie. Ce dernier est un sous-traitant majeur du secteur aéronautique et défense. Il a également investi dans le luxe et possède des marques leaders (Smalto, Kélian).

Luxe : L’autre secteur investi par l’homme d’affaires

En parallèle de son incursion réussie dans le secteur de l’immobilier, l’homme se lance dans une nouvelle aventure dans le luxe avec un objectif clair et ambitieux : créer un groupe de taille moyenne et se faire une place dans un secteur monopolisé par les grands groupes de luxe.

Pour mener à bien son projet, l’homme d’affaires fondera le groupe Alliance Designers en 2002. Le groupe ne tarde pas à faire parler favorablement de lui, notamment à travers le rachat de la marque de chaussures de luxe René Mancini, en 2006 et à qui doit la célèbre chaussure Chanel bicolore immortalisée par de nombreuses stars depuis plusieurs décennies.

Le groupe Alliance Designers, dirigé par l’homme d’affaires, a continué de prospérer jusqu’en 2010, date à laquelle il a fermé ses portes. Si certaines marques appartenant au groupe, comme la marque Jean-Louis Scherrer, ont été revendues, d’autres marques tout aussi prestigieuses ont acquis leur indépendance même si l’homme d’affaires conserve une partie de leur capital. Dans cette catégorie de marques, il est possible de citer par exemple Smalto ou Poiray.

L’empreinte d’Alain Duménil dans le secteur du luxe ne se limite pas à son expérience au sein du groupe Alliance Designers. Pour preuve, l’homme d’affaires a racheté la société Luxury Group en 2002, à laquelle on doit des marques comme Jacques Fath et Emmanuelle Khanh, sans oublier le célèbre cordonnier de luxe Harel. À travers son groupe Alliance Designers, l’homme d’affaires achètera non seulement des marques de luxe déjà établies, mais en créera également de toutes nouvelles comme Stéphane Kélian ou Louis Féraud.

Pour revenir à la société Poiray spécialisée dans la joaillerie, le rachat par le groupe Alliance Designers se fait dans un contexte où la marque a déposé son bilan en 2004. Comme il le disait à l’AFP à l’époque et conformément à ses ambitions initiales, l’homme d’affaires entend offrir une plus grande visibilité aux petites entreprises spécialisées dans le luxe, mais qui ont de grandes difficultés à s’affirmer et à résister face aux trois mastodontes du secteur, LVMH, Hermès et PPR.

Quand l’homme d’affaires s’intéresse à l’aéronautique

La finance, l’immobilier et le luxe n’ont apparemment pas semblé suffisants pour ce patron hors du commun puisque ce dernier a décidé de faire une incursion dans le secteur aéronautique et industriel dès le début des années 2000 en fondant, en 2004, le groupe AD. Les industries.

Tout semble décidément réussir pour l’homme d’affaires puisque son groupe est rapidement devenu l’un des poids lourds du secteur, notamment dans le domaine de la sous-traitance aéronautique. Le groupe a ainsi des clients de grande envergure tels que Rolls-Royce, Turbomeca et Smecma.

Développant une expertise reconnue en génie mécanique et hydraulique, le groupe AD Industries n’attend pas très longtemps pour réussir à investir dans les domaines de la défense et de l’énergie.

Le groupe AD Industries doit une grande partie de son succès à sa stratégie de rachat et d’intégration dans le temps de petites et moyennes entreprises françaises ayant une expertise significative dans certains domaines de l’aéronautique. AD Industries est ainsi l’une des nombreuses réussites de l’homme d’affaires, comme en témoigne son chiffre d’affaires de 185 millions d’euros en 2012 et ses près de 1 500 collaborateurs.

 

 

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